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Guide pratique

Logiciels d’un cabinet de gestion de patrimoine : agrégateur, CRM, intranet — qui fait quoi

Un cabinet de gestion de patrimoine empile les logiciels, et finit par ne plus savoir lequel fait quoi. Voici les familles d'outils, ce que chacune fait bien, et la place laissée vide entre elles — celle des habitudes propres au cabinet, qu'aucun éditeur ne couvre.

Cinq familles, cinq métiers

Les noms commerciaux changent, les familles restent. Savoir dans laquelle range un outil évite d'en acheter deux pour le même usage.

  • L'agrégateur : il réunit les avoirs et les contrats d'un client, tous établissements confondus, pour en donner une vue d'ensemble. Des logiciels comme O2S ou Prisme y joignent souvent le suivi de la relation.
  • Le CRM patrimonial : la fiche du client, l'historique des échanges, les tâches, les pièces du parcours réglementaire.
  • Le simulateur et l'outil d'étude : projections, bilans patrimoniaux, comparaisons chiffrées.
  • La signature électronique et les parcours de souscription, le plus souvent fournis par les partenaires eux-mêmes ou par leurs plateformes.
  • La bureautique et le stockage partagé : ce qui reçoit tout le reste, faute de mieux.

Ce que ces logiciels font bien

Ils sont construits autour du client : ses avoirs, ses contrats, ses documents, son parcours. C'est leur force, et c'est pourquoi ils sont devenus indispensables. Un cabinet qui s'installe commence par là, et il a raison.

Ce qu'aucun d'eux ne fait

Aucun n'est construit autour du cabinet lui-même. Or une part du quotidien ne concerne aucun client en particulier : elle concerne la façon dont l'équipe travaille.

  • Les accès aux extranets des partenaires, et qui y a droit.
  • L'offre que le cabinet a retenue, avec la bonne version de chaque fiche.
  • Les procédures internes, et la preuve que chacun a lu la dernière.
  • Le suivi des heures de formation de chaque collaborateur.
  • Les demandes adressées au back-office, de leur dépôt à leur clôture.

Intranet et logiciel métier ne se remplacent pas

Un intranet de cabinet ne remplace ni l'agrégateur ni le CRM : il s'y ajoute, et y mène. C'est le point d'entrée de la journée, celui d'où l'on part vers les autres outils, avec les liens directs et les identifiants du cabinet tenus proprement.

La confusion vient de ce que tous s'ouvrent dans un navigateur. La différence est dans ce qu'ils rangent : le logiciel métier range le client, l'intranet range le cabinet.

Avant d'acheter un outil de plus : quatre questions

  • Quel geste précis veut-on rendre plus rapide ? S'il ne tient pas en une phrase, l'outil ne le résoudra pas.
  • Qui s'en servira, et combien de fois par semaine ?
  • Un outil que le cabinet possède déjà le fait-il, mal connu ou mal réglé ?
  • Que coûte de ne rien changer — en temps perdu, en erreurs, en dépendance à une seule personne ?

Questions fréquentes

Un intranet remplace-t-il O2S, Prisme ou Harvest ?
Non. L'intranet ne remplace pas l'agrégateur ni le CRM du cabinet : il s'y ajoute, comme point d'entrée, avec des liens directs vers ces outils.
Quelle différence entre un CRM patrimonial et un intranet de cabinet ?
Le CRM est construit autour du client : sa fiche, ses contrats, son parcours. L'intranet est construit autour du cabinet : ses accès partenaires, ses procédures, son offre, ses formations, ses demandes internes.
Un conseiller qui exerce seul a-t-il besoin d’un intranet ?
Rarement. Un intranet sert à coordonner une équipe. Seul, on gagne davantage à automatiser un traitement répétitif ou à faire développer un outil ponctuel.
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